Quand l’Amour maternel part en guerre!

Le reportage “Argentine, les 500 bébés volés de la dictature” m’a bouleversée! (http://www.documentaires-streaming.com/argentine-les-500-bebes-voles-de-la-dictature/).

J’ai ressenti un besoin impérieux de partager cette émotion !

Retour sur un épisode noir de l’histoire argentine. Pendant la période de dictature de 1976 à 1983, des milliers de militaires ont séquestré des femmes enceintes pour les faire accoucher dans des” maternités” clandestines. Ces toutes jeunes mères ont été kidnappées, torturées, pour leur voler leurs bébés d’à peine quelques jours. Elles disparaissaient du jour au lendemain…elles ne revenaient jamais! Semer la terreur était une réelle politique d’état! Comme l’extermination des Juifs par les Nazis, les militaires argentins qui ont pris le pouvoir de force, ont orchestré le kidnapping systématique des femmes enceintes pour leur voler leurs bébés et les confier aux membres du régime en place.

Imaginez, qu’en 1978, pendant la coupe du monde de foot, on torturait par loin du stade, les cris de supporters et des victimes se confondaient!! Pendant qu’on dansait dans les rues, on mourait sous la torture…quelques mètres plus loin!

1976 c’est il y a 41 ans, c’est hier…les bébés volés ont une petite quarantaine d’années aujourd’hui!!

Une association de mères et grand-mères appelée “les Grands-mères de la Place de Mai” s’est formée en résistance, ces femmes ont perdu en même temps leur enfant et leur petit-enfant, pourtant, fortes de leur amour, elles n’ont jamais cessé de manifester et de rechercher les disparus. Aujourd’hui encore!

Les Grand-mères de la Place de mai ont traversé la longue nuit de la dictature en défiant un système totalitaire jusqu’à le voir tomber.

En 2012, 107 enfants étaient retrouvés sur 500, elles ont fait progresser la génétique de façon exponentielle, en l’utilisant dans leurs recherches. La justice a eu le dernier mot de ce combat contre l’impunité, l’oubli et le silence…pourtant les cicatrices sont indélébiles!

Elles sont toujours, là, au combat, chaque matin, elles trouvent encore la force de se lever car elles se disent : “si je ne me lève pas, qui va les chercher?”

Ne me dites pas que c’est une page d’histoire, c’est hier, aujourd’hui ou demain!

Vous verrez dans le reportage, que la première dictature s’est installée en Argentine grâce à un discours qui annonçait clairement une “démocratie”!

J’ai envie de tirer la sonnette d’alarme car des discours populistes des extrémistes, j’en ai entendu beaucoup trop pendant les récentes élections françaises et on en entend tous les jours en Belgique aussi! 

Méfions-nous du chant des sirènes!

Nous vivons aujourd’hui dans une démocratie, mais bien souvent, on oublie que ce n’est pas une fatalité. Tout peut changer d’un jour à l’autre…rien n’est certain. L’époque est ainsi et c’est aussi pour cette raison qu’il faut être vigilent. TOUJOURS!

Nos démocraties sont bien trop tolérantes vis-à-vis des extrêmes, qu’elles soient de droite ou de gauche, trop naïves aussi…

Connaissez-vous l’histoire de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite? 

En Argentine, les militaires ont pris le pouvoir de force. En Europe, les citoyens ont le droit de voter, de choisir, alors saisissons cette chance et restons maîtres de notre destin, ne le mettons pas dans des mains qui broient des vies…

A toutes ces femmes admirables, simples, qui ont agit, non par haine destructrice, mais bien par Amour et qui ont compris la puissance de s’unir pour être plus fortes, je dis : Bravo, vous êtes un exemple de ce qu’on peut réaliser par amour.

Ma réflexion de coach : Elles auraient pu abandonner des milliers de fois, la peur de la répression aurait pu être un argument incontestable, elles ont dépassé toutes leurs peurs pour ne voir que leur objectif premier, retrouver tous ces enfants pour les rendre à leurs familles.